04.03.2012
269
à la démesure des amours
j'écris les bras tendus
les ongles pénétrant le jour
où nous serons à nouveau nus
sur une plage de galets verts
odorants brillants et moussus
tout au bord de la rivière
nous recouvrerons la vue
et la fraiche paleur de l'air
où la mesure de notre amour
dans une simultanée prière
reprendra pied dans le jour
à la démesure de l'amour
(chanson)
16:10 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
268
résurgence de toi
dans un cloître abandonné
magnificence de toi
en plein coeur de l'été
sur la quatrième branche
du chandelier sacré
je brûle mon alliance
le sens et le non-sens
11:10 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
267
colmater les brèches
de tes yeux qui sifflent
dans le silence vide
de mon crane que tu ceins
le futur est mort
l'océan s'est effondré
dans un vortex funeste
à la barbe d'écume grise
restent seules quelques
corneilles sans terres ni mers
à jamais perdues
dans ce mauvais rêve
où subsistent le ciel
et les lumières d'astres lointains
11:01 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.01.2012
264
l'amour est le nerf de la guerre
la mort une bénédiction
la guerre le nerf de la vie
la vie pleine résurrection
je t'aime mon amour
monte sur ma tête
et vois dans le lointain
la bougie vespérale
viens dissoudre ta colère
dans le repli de mes os
dans mon odeur allonge toi
endors toi dans les roseaux
vide la fontaine noire
dans le trou noir de l'oubli
et le diamant de ta mémoire
fera en sorte que tu souris
maintenant tout n'est plus que trève
le doux sommeil t'attend
viens dans mes bras rapproche toi
les jumeaux contraires ne se quittent pas
à l'an Zéro de tes trente ans
tout recommencera - peut être
mais en blanc cette fois
dans les longues mèches du temps
tout est fini tout recommence
les jours enfuis les nuits des transe
rien n'est fini même l'enfance
des égarés de la magie
Soleil Soleil - Soleil Soleil
ne t'éteint plus
brûle nous encore
dans la paix calme de l'infini
Lune Lune - Lune Lune
dans la paix calme et infinie
brûle nous encore
ne t'éteint plus
(le chapitre - saint marcel d'ardèche - 09/01/2012)
11:00 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
19.12.2011
261
j'ai vu tomber le mur
sur la tête d'une enfant
la maison s'écroulais
tout autour du silence
l'image paralysée
fixe le mouvement
le film est un sample
je ne le comprends pas
ne veux plus le comprendre
il ne m'appartient pas
je n'aspire plus qu'au calme
à la nudité - lavé par le vent du nord
qui disperse les nuages
sur les plaines arides
les montagnes brulées
mais un faux dieu me hante
et ligote mes pieds
09:14 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
260
une presse lourde comme
mille chateaux en ruines
m'écrase et me tue
lentement - paralysie
extrème de tout les yeux
du corps de tout les os
de chaques muscles nerfs
un mince filet de cerveau
tourne encore en boucle
quelques images sans sons
fragments éparses de pensées
destruction du monde envisagée
09:12 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
259
fin de la mort
j'ai perdu la côte
l'horizon n'est plus
j'ai tué les autres
me suis condamné
replié les voiles
nu sur le pont
soulevé des abîmes
le corps allongé
la surface me juge
et m'efface dans
l'obscurité des plans
et du verbe qui sauve
09:08 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.12.2011
258
épuisé de la tête
épuisé du monde
claudiquant du sombre
à la blancheur des combats
torche ensanglantée de la nuit
j'ai vu dans son oeil
la flamme ensorcelante
et la tendre ironie
des passions insolubles
à mon tour j'ai souris
finalement si paisible
17:42 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
11.12.2011
255
j'ai la bouche dans le coeur et trois dents en or
18:57 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
254
le crépuscule est tombé
sur la nuque du condamné
demain je me lèverai
je n'aurai rien oublié
18:50 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
253
c'était un beau jour pour fumer
épuisé d'un monde lui même épuisé
par l'industrie des sentiments et la vie au rabais
je n'aurai jamais cru qu'un jour ainsi je mourrai
dans ces lignes juste dans ces lignes
lâche et courageux j'affronte les signes
et je meurs et je vis dans la grotte étoilée
où j'ai eu la joie de t'avoir aimée
18:46 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
252
(à victoria davis)
il va bien falloir sortir acheter du tabac
parcourir l'extérieur dans mon grand manteau noir
hâter le pas dans l'air froid pour aimer l'hiver
puis souffler à bout d'air jusqu'à la clôture des yeux
sur mon cerveau vide et ces trois jours maintenus
dans une tristesse stable post-cri post-crise
gonfler promptement toutes les ailes de mes bronches
du ciel gris des fumées du jour avant le premier
d'un nouvel épisode jusqu'au jour dernier
où j'errerai encore dans le coma des temps
à la recherche du sommeil des morts enfantines
cyclique comme le rythme intime de la guerre
profondément mourir pour toujours encore naître
dans la lumière pâle des villes et la blancheur de l'être
15:51 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.12.2011
251
le vide est un moment du plein
l'oubli temps de la mémoire
l'abscence efface la démence
et la démence accuse l'abscence
15:00 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.11.2011
248
(à Joëlle Trividic-Lassalle)
Sur le vieux banc des Ursulines
à méditer le bleu d'une porte close
bien des années en cette minute
d'amour d'inquiètude et de tendresse
dans le silence et l'absence d'une inconnue magistrale
à l'aube des aubes
sous les vieilles pierres éveillées
les volets blancs qui dorment
et le parapluie léopard qu'une amie
m'avait donné dans la nuit
un livre se fermait quand un autre s'ouvrait
16:22 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.10.2011
242
je n'ai rien à dire j'ai mouru
dans les bras de la rivière des amphores
je n'ai rien à dire j'ai mouru
dans le coeur de la dernière étoile et du dernier univers
je n'ai rien à dire j'ai mouru
dans la bouche de ceux que je nomme hommes
je n'ai rien à dire au passé
je regarde brûler les lambeaux du monde - Ôm
c'est noël et l'apocalypse tout les jours
22:55 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.10.2011
239
rien
mais tout
surtout tout
très bien
bien
04:35 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16.10.2011
237
Il parait
qu'au bout
du bout du
bout du bout
comme dans
les camps de
concentration
certaines
personnes
tiennent le coup
parcequ'elles
mangent la poésie
qui reste dans
leurs mémoires
08:43 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.09.2011
230
pourquoi toujours encore
02:46 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
229
sur la mer de l'Anxiété
les boucles s'enchainent
heurtant des récifs noirs
et pointus - funestes rochers
entre : des plages plates
les vagues s'y achèvent
plus calmes et retournent
au large creuser le sable
inconnu des profondeurs où
vivent les épaves échouées
et les âmes noyées
sans fin le rythme des douleurs
et la caresse des eaux
sans fin la ronde des jours
des aubes et des nuits
sans fin les joies et les pleurs
sans fin la naissance et la mort
01:01 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.09.2011
228
franchir le cap
prendre toute lumière
la garder
ne plus mourir
siroter les aubes
au seuil d'un sourire
le pied dans l'avenir
tresser des mondes
22:00 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.09.2011
226
j'ai bu le poison qui scinde les esprits
vu les portes fractales fleurirent à mes pieds
je n'ai tué personne ni volé aucune âme
et toujours le retour en mon corps fatigué
le miracle affligeant de la réalité
19:08 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
225
Tu me ressembles. Que fais-tu là sur cette photo ?
Tu dois savoir toi, ce que joue Debussy
Un air à lui ou de Moussorgski ?
Quelle fût ta vie, quel est ton nom ?
Est-ce toi Raymond Bonheur ?
Tu tiens ta tête comme je tiens la mienne
Cent dix huit ans avant le jour d'aujourd'hui.
Tu me ressembles. Que fais-je là dans cette chambre ?
Troublé de me voir dans une autre histoire
Contre un mur du salon d'Ernest Chausson
Dans les accords de neuvième, de sixte et de quarte
De la plus que lente musique de l'histoire.

15:31 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.08.2011
224
Au-delà de toi il y a ton ombre
Au-delà de ton ombre il y a la lumière
Au-delà de cette lumière il y a les limbes
Au-delà des limbes il n'y a plus rien
Au-delà de rien il y a Dieu
Au-delà de Dieu il y a la réalité du monde
Au-delà du monde il y a toi
04:03 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.08.2011
222
un an déjà que le Père Lachaise
nous souriait les bras ouverts
un an déjà que le cimetière
recueillait nos premiers baisers
un an déjà que le premier quai
de gare ouvrait nos deux histoires
un an déjà que nos deux regards
se souriaient l'air étonnés
un an déjà que la première nuit
nous retint dans son insomnie
un an déjà que la prophétie
retentissait à Saint-Denis
(chanson)
18:20 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
221
une confluence de signes croise mes jours
illumine mon être tout de sourire
l'inquiétude et l'ire sont tenus en respect
par mon seul sourire humble digne et mure
dans une enveloppe de lumière tamisée
mon corps se dévellope mon coeur désenlisé
à chaque battement une onde cercle d'amour
pénétre le monde et mon intimité
jusqu'au dernier atome jusqu'à la première corde
de mon ADN - réaccordé
12:56 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25.08.2011
220
Le rêve est contenu dans le rêve.
13:41 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.08.2011
218
Plus jeune j'ai traversé l'Amour
il est gigantesque ce fleuve
je n'en avais jamais vu d'aussi grand
15:18 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
217
l'air un peu ébranlée
mais droite et fière
tu es très belle
et je prie l'apex
pour que la lumière
te soit redonnée
les ombres m'ont quittés
je les ai chassées
nu comme au premier jour
entouré d'air et d'eau
je me consolide
me console du vide
avant la grande marche
que tu as initié(e)
à laquelle je souris
sans mes craintes d'enfant
que je vais creuser
mais aussi gravir
comme un survivant
sans plus vouloir mourir
l'air un peu ébranlée
mais droite et fière
tu es très belle
et je prie l'apex
pour que la lumière
nous soit redonnée
chacun de notre côté
14:23 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.08.2011
216
(à pascal oïffer)
le vin se change en eau
la violence en tendresse
l'écorché retrouve sa peau
la fierté sa caresse
le jugement est évident
l'insomnie volontaire
qu'il est loin cet enfant
qui n'a pas connu l'enfer
l'existence est heureuse
encore encore encore encore
l'humilité généreuse
ainsi l'homme peut être fort
le vide est emplie de sagesse
l'humeur est pleine de liesse
aimer aimer est un trésor
ainsi : la vie tue la mort
03:22 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note