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05/07/2017

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Orbe ronce du jadis

pour une perestroïka du Futur

Ma chérie,


J'ai reçu un message des anges que je te lirai plus tard, moi je peux te dire que nous avons étés excellents hier, et les jours d"avant.

Le monde change à la vitesse que tu veux, le monde nous désire.

Tu me souffles à l'oreille que je dors dans cette position très particulière, le temps n'existe pas en tant que tel, il y le décors, et le plateau du jeu, de la gnose et du secret secret stratégiquement sur-essentiel. Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes consumés par le feu. Peu d'oreilles peuvent supporter la vérité.


À mes frères et sœurs de désorganisation morale.

Le bal des molécules n'est pas toujours une douce valse, pour l'effroi du bipolaire pris dans les injonctions paradoxales et son propre chaos producteur/destructeur, le mouvement des yeux, la subtile compréhension des mondes dans une suite de points T, fondent en une même plastique cérébrale où se mêlent cris, pertinence, crise et l'ailleurs ; je suis un asile à moi tout seul, je me brûle parfois à certains frottements comme je brûle aussi la norme, aussi inférieur que supérieur, aussi meilleur en tout que bon à rien, je danse dans l'asile qui est le mien, celui dont la porte est ouverte à toutes les souffrances et à certaines intelligences ; la mythologie pour survivre comme dernier chemin d'existence.

Alpha et Oméga me recevez vous ?

Je me rappelle bien de Debussy jouant pour nous seuls au salon des Chaussons, ses grappes d'accords chargeaient l'atmosphère d'Orient et ravissaient les dames, en ville Monsieur Satie ne manquait jamais une occasion de le lui faire remarquer, à la fois maître et sardonique, exécrant la séduction gratuite, Claude l'acceptait ; quelques nappes m'emmenaient au moyen-âge, encore étudiant, buvant le vin fort en épices avec mes camarades, puis je remontais un peu les âges et c'est toujours l’œil et le goût triste que je revoyais Villon percer de sa dague l'aine d'un curé qui l'avait attaqué au visage sans raison plus sérieuse que la folle ivresse de la méchanceté.

L'échelle du temps me rappelle, je dois étudier maintenant, à demain.

Homeless au début d'un long voyage, je suis le céphalophore qui vient, j'ai changé cent fois de corps, et cent fois n'est rien encore, mon sang scelle la terre avec le ciel, là où la contingence se pose, il en surgît de nouvelles églises, parfois langage authentique survient, parfois ne meurt jamais, parfois un homme vient, parfois deux corps valent mieux qu'un.

Quand au soir lourd il ne s'agissait plus de transformer le monde, mais de l'interpréter, comme l'on interprète un chant, vers un océan de nouvelles couleurs, tenant dans nos mains, l'alphabet premier de l'intellect parfait, l'orage est à nous, le tonnerre les éclairs nos armes face aux faux Jupiter.
Les mythes se possèdent, les univers se déploient,
Eurydice est vivante, elle est sauvée, ne croyez pas ce que disent les démons insensés.

Pas à pas, et mains dans la main, un œil dans l'autre et l'autre œil devant, peaux cousines, les mots en mouvement et le mouvement des mots, en partance, missionner la vie d'un amour politique, prendre forme, prendre la forme d'un bateau-volant, naviguer, prendre l'air, être insubmersible.

À l'acmé de l'absence

se dévoile présence

today's tomorrow.

Mais que deviennent les "révélations" de l'industrie culturelle ? Où sont les corps ? Que deviennent-leurs âmes ? Existe t-il un intermonde avec boules à facettes ? Qui les mangent ? Souffrent-ils ? Arrivent-ils à respirer dans leurs emballages de plastique ? Le cellophane tient il chaud en hiver dans les hangars de banlieue ? A t-on juste pensé à leur donner un miroir ? Je suis sur que oui, la perversion est sans fin. Ont-ils étés broyés avec leurs dents ? Ont-ils encore des os ? Je ne mangerai plus de hachis parmentier, je ne veux plus que l'on me touche, j'ai un lance-flamme dans la bouche, et j'ai une croix sur le cœur, 13 articles et 36 stratagèmes

c'est Aujourd'hui Demain,

l'Armée des Anges en escadron.

Moderne passé dissonances au pays des perruques poudrées.

Nouvelle vague nouvelle

Nus nous partirons à la guerre.

Un bon Punk est un Punk mort ; des Futurs existent, l'assassin de Dieu est à son tour déjà décédé pour qui possède les clés-yeux de la cité positive, il n'avait tué que du vent, l'argent lui n'est toujours pas mort, les religions à polices non plus, la Nature souffre, Dieu n'y est pour rien, il n'a même pas conscience de lui-même, il nous existe sans exister encore, il est un potentiel en puissance ; l'Homme est responsable de ça, là, de l'Histoire et de lui-même, de son libre-arbitre, de ce qui sera là dans une seconde, et dans une seconde encore, imaginaire ou pas, quelque part et partout dans le flux des flux présents ; il y a beaucoup de chose que nous ne pouvons pas faire, mais il y a beaucoup de choses à faire pour exister différemment.

Un moderne et un baroque, l'égrégore des bébé dieux, le feu jamais ne s'éteint dans nos yeux-athanors, fait le toi-même, connais toi comme "je t'aime". Écoute moi, de toute éternité nous nous rencontrerons mais dans un autre monde, et dans un autre monde et dans un autre monde, avec d'autres systèmes politiques, avec d'autres musiques, avec d'autres rivières, d'autres faunes et d'autres paysages, d'autres armes et d'autres amis, d'autres dieux, d'autres mythologies, d'autres lunes et d'autres horoscopes ; ainsi le sais tu.

Le Royaume Imaginaire est à ma porte, en premier j'ouvre un cil, en second cils et paupière, en trois la cornée, quatre les chambres antérieur/postérieur + l'humeur aqueuse, cinq l'iris et ses couleurs, six et sept le corps cillaire et la zonule de Zion, huitièmement le cristallin, neuf le canal hyaloïde le corps vitré, dixièmement la rétine, onze macula, douze fovéa, treize la papille, les vaisseaux sanguins et enfin, au départ du début, au bord de mon élan : le nerf optique ; le Royaume Imaginaire est là, une larme, je le vois.

 

10:55 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

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