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09/12/2018

603bis

Ça nous avait mis la puce à l'oreille, de le voir sur la photo avec tout ses copains présidents super machos ; on s'était dit que forcément ça allait lui plaire, et que comme tout allait vers ce du territoire historique, il n'avait plus aucune raison de préserver le vernis joli-joli de cette trop vieille peau trop gentille, il se rêverait autoritaire, en aurait-il les moyens - était une autre question, sa maladresse était pour nous le sujet d'un mince espoir et d'une certaine inquiétude. Je crois que c'est Coupe-au-bol qui le premier a parler de repenser le football dans quelques unes de ses dimensions primordiales, à la fois collectives et très spontanées, il fallait revenir à la base du jeu que nous avions aimé enfants, les matchs du week-end étaient trop prévisibles, nous avions aussi besoin de ces matchs improvisés au gré des situations, des rencontres, de la glande et du territoire que la cité nous proposait à n'importe quelle heure, à n'importe quel jour ; par certains côtés le match était sans fin, nous touchions à l'essence du truc, notre forme-de-vie ne se rapportait pas à ce que nous étions, mais à comment nous étions ce que nous étions.

 

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05/12/2018

603

Bon, nous avions passé un bon moment dans notre monument à l’abri des œuvres que nous avons vu en vrai pour une fois, nous les avons goûtées bien sur, et pas touche, sauf que ça a un peu boosté notre libido créatrice, alors pour mettre Banksy à l'ammende et faire coucou à Marcel, on a éborgné un moulage, quelle allégorie mes aïeux ! La Liberté haranguant les volontaires au départ, bim, elle nous ressemblait la Liberté volontaire du coup, un œil en moins, plateau orbital enfoncé, comme Mouloud, c'était un très beau ready made à l'intérieur d'un autre ready made, de l'art, du vrai, mais personne ne l'a vu ni noté nulle part, car nous ne l'avions pas signé, c'était une œuvre collective, anonyme, une pulsion, une surprise dans la surprise, un truc fait pour faire peur, avoir du sens, et réfléchir, mais encore faut il avoir un cerveau hors-norme pour le comprendre, zobi qu'elle valait, qu'est-ce qu'ils sont cons, ce n'est pas l'art et son rapport à l'histoire-la-vraie qu'ils apprécient, c'est la valeur qu'ils aiment et qu'ils veulent pour eux, pour leur image de marque, leur valeur sans valeur, simple spéculation égotique et monnayable ; nous c'étaient nos corps qui étaient marqués, nos visages et nos esprits, et maintenant que nous étions devenus des artistes et que le futur le reconnaîtra un jour, il était clair que nous n'étions pas du tout d'accord pour retourner à l'hôpital (qui a brûlé me dit-on) ; entre temps Coupe-au-bol et le Florentin ont repris notre petit commerce d'alcool-fort maison, un le goute l'autre tient les comptes, et Simone nous suis partout avec des idées sur tout tout le temps, elle parle, elle parle quand elle prie, elle parle quand elle dort, elle parle quand elle écrit, elle parle quand elle mange, elle parle même quand elle parle, elle dit : "L'esprit révolutionnaire, est aussi ancien que l'oppression elle-même et durera autant qu'elle, plus longtemps même, car, si elle disparaît, il devra subsister pour l'empêcher de réapparaître ; il est éternel." etc ... elle avait tendance à mettre la charrue avant les bœufs, mais au moins elle avait la charrue et je l'aimais bien avec ses yeux de myope et sa coupe de cheveux. Je crois qu'elle bois en cachette. L'art de la guerre est un savoir vivre.

 

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26/11/2018

602

a

Je n'ai toujours pas compris si on pouvait faire du feu pendant la marche pour le climat, mais aux alcooliques anonymes, un drôle de type à lunettes avec une coupe au bol, m'a glisser ça écrit à la hâte sur un sous bock tâché :
"Dans cette société où le suicide progresse comme on sait, les spécialistes ont dû reconnaître, avec un certain dépit, qu’il était retombé à presque rien en mai 1968. Ce printemps obtint aussi, sans précisément y monter à l’assaut, un beau ciel, parce que quelques voitures avaient brûlé et que toutes les autres manquaient d’essence pour polluer. Quand il pleut, quand il y a de faux nuages sur Paris, n’oubliez jamais que c’est la faute du gouvernement. La production industrielle aliénée fait la pluie. La révolution fait le beau temps." ; évidemment nous avons perturbé les réunions et organisé un trafic de gnôle assez rigolo et pas du tout lucratif.

 

b

Pendant que ça réfléchissait sec dans l'hôpital occupé quant à savoir si il était plus malin de focaliser nos efforts sur la cantine ou la pharmacie, un ami patient qui aimait à s'habiller en habits de cours comme à Florence au XVème siècle, me glissa ce billet dans une boite de Fluoxétine déjà bien entamée : "... D'autres, voulant envahir un pays, on feint d'en attaquer un autre et employé tant d'ardeur qu'à peine entrés dans le pays où l'on ne pensaient pas qu'ils entreraient, ils l'ont vaincus avant que l'ennemi n'eut pu le secourir. Car, votre ennemi n'étant pas sur que vous n'allez pas revenir à l'endroit que vous avez d'abord menacé, est contraint de ne pas l'abandonner et de secourir l'autre. Aussi ne défend-il souvent ni l'un ni l'autre." - ainsi dans les débris de notre petit trafic de gnôle, les vapeurs de l'alambic et les notices pharmaceutiques, nous décidâmes d'un commun regard d'attendre le dernier moment avant de prendre la moindre décision quant à la suite des événements ; pour l'heure les addictologues angoissaient sur les chaînes en continu.

 

c

Saoulés du minimalisme de l'hôpital occupé, nous nous décidâmes à l'unanimité (moins les plus saouls) pour un bâtiment mieux chauffé et mieux décoré : un grand musée, - l'infinie valeur des œuvres nous semblaient plus à même de nous protéger des attaques extérieurs, (qui oserai s'en prendre à des "moins-que-rien" au milieu des fragiles trésors de l'humanité hors d'âges?) ; le Florentin avait toujours eu de bonnes idées, psychiatriquement pragmatique, Coupe-au-bol, lui, passait le temps à nettoyer ses lunettes "séparation & connexion"; sur le tableau d'art-thérapie une main avait tracé à la craie :
-
Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de connexion s'annonce comme une immense accumulation de déchets. Tout ce qui s'était arraché à la mort s'est éloigné dans une poubelle de bureau.
-
Nous hésitions entre le moderne et le classique.

 

d

Alors, il a bien fallu rendre tout le temps perdu à confectionner des inutilités et se dégager des pièges à dents de mort, renverser l'étouffoir, étouffer l'étrangloir : la gémellité de la haine et de l'amour, ces civilisateurs, éclaire d'un nouvel éclat la parole testamentaire "aimez vous les uns les autres", non qu'il faille se haïr les uns et les autres, mais bien plutôt qu'il faille s'intelligencer et s'entendre sur le point de haine à focaliser, le plus précisément possible, comme le Soleil sous la loupe, et fondre une balle en or pour la mettre dans la bouche de qui ment, exactement à la bonne place du temps, là, chanter quelques louanges autour des feux, s'amabiliser enfin, sachant que la dissémination des troupes est toujours l’œuvre d'un ennemi.

 

e

La sociologie n'est pas la vie, pas plus que la marchandise n'est l'ouvrier qui l'a fabriquée ; les "idiots" savent très bien que la politique est bien plus que la simple topologie d'un parlement, ça c'est pour les affaires, les "idiots" savent aussi très bien que la politique c'est la dialectique de l'action et du temps dans l'action et le temps.

 

f

La psychiatrie est plus que la psychiatrie, elle est la folie devenue intelligible dans sa politique, et la politique dans sa folie.

 

g

Ce que le bras armé du Mal ne comprendra jamais, tant sa bêtise est unicellulaire, c'est une petite pensée qui dit simplement ceci : chacune de ses victimes, à l'instant où elle le devient, est de ce fait "élues", dans l'autre camp.

 

h

Le fait particulier et dominant qui singularise ce début de siècle, c'est l'égalité des conditions techniques de surveillance ; la passion principale qui agite l'humanité dans ces temps-là, c'est l'amour de cette égale addiction technologique.

 

i

Changer le temps c'est quelque chose : pris dans le moteur du progrès et dans la prison du profit, nous jouons avec la petite aiguille ; le temps cyclique est perdu, il passe en aveugle passant le temps, le temps est un employé des bureaux, il gère la lumière artificielle, programme l'extinction de la nuit, il gère le désordre, il classe sur des millions d'étagères des lignes droites de codes civils : le temps est devenu ce que la dernière nature des hommes à fait de lui : un bureaucrate exemplaire.

 

j

La logique est la mère de l'ironie.

 

k

Avant il existait de la musique gravée sur des objets, les disques ; maintenant existe des objets sur lesquelles on a gravé de la musique, des disques encore ; cela peut sembler la même chose, le même objet, pourtant ce n'est pas la même chose, ni le même objet.
Ce n'est ni bien ni mal, c'est le jeu du temps, il nous appelle en secret, il nous fait signe, il signale et se signale, il nous donne une énigme à résoudre, il joue.

 

l

Une explosion est une suite exponentielle d'événements, ai-je entendu cette nuit du soleil.

 

m

Silver white winters that melt into spring
These are a few of my favorite things.
Major verse.

 

n

Et puis un jour l'homme goudronnera les routes pour y faire rouler des véhicules tout-terrains.

 

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17/11/2018

602bis

La beauté de la chose
anonymat, blocage, horizontalité :
tout ces concepts si longuement disserté dans des langages compliqués, s'activent d'eux-même,
en fait tout le monde les comprends, comme les règles de base d'un jeu populaire basé sur le collectif. (par définition la sociologie a toujours un temps de retard)
mouvement incontrôlé contre société de contrôle, on en connaît qui tremblent.
découverte de la politique + action dans le réel pour beaucoup de ceux que l'on accusait d'avoir démissionné de la politique
(les abstentionnistes qui ne s'en fichaient pas tant que ça donc) :
ceux à qui on a tant fait la morale sur le thème « Voter ! , c'est un devoir ! tant d'autres ce sont battus pour vos droits etc...», & bien ceux là luttent et s'organisent donc, quelle surprise ! Le peuple pense de, par et pour lui même.
La périphérie n'est Pas la périphérie, elle est le cœur de la société et elle le sait,
la périphérie détachée c'est bien plutôt le pouvoir, cette vieille peau ...
la peau du pouvoir, et les maladies de peau sa démange, ça énerve, mais on en guéri, quand on mange plus sainement et que l'on parle en analysant ses problèmes, en élaborant avec ses mots, à haute voix, avec ses fautes de français, sa pensée et son action dans la réalité..
Le peuple ce n'est pas sale et c'est sale à la fois.
Ça pue et ça sent bon
& le cœur du monde ce sont les gens,
& le plus grand pouvoir des chefs, et peut-être le seul, c'est celui de diviser pour mieux régner.
Beaucoup de ces gens ne se parlaient plus depuis des années, pourtant voisins, collègues, français, ils se craignaient, aujourd'hui certains vont agir ensemble, autour du même brasero, ils échangeront quelques mots, de la nourriture, ils se découvriront bien des points communs ; l'échange, le parler, le manger, c'est cela nos points communs et tout commence par là.
Ensuite c'est une autre histoire.

Le 17 novembre 018 ; plafond atteint, compte bloqué.

Quelques notes misent bout à bout.

 

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14/09/2018

601

A Washington la chasse est ouverte
d'après Google Мягкая сила veut dire "douce puissance" en russe
En Europe une flaque d'huile épaisse se répand
Mon pays c'est l'amour est le dernier album de Johnny Halliday
Booba s'est senti encerclé
Il s'est désencerclé
Le story telling est un story telling est un story telling est un story telling est un story telling - "'A la guerre
on est toujours dans l'incertitude sur la situation réciproque des deux partis. On doit s'accoutumer à agir toujours d'après des vraisemblances générales, et c'est une illusion d'attendre un moment où l'on serait délivré de toute ignorance"
écrivait un général prussien sans que personne ne le lise.

Bfm poem x

 

11 septembre 2018
le grand trigone en terre se défait
300 000 mille hommes 36 000 blindés 1000 avions 80 navires russes au sud de l'arctique avec les amis
free dollar zone
dans moins d'une heure BFM va divulguer la fiche de paye d'Alexandre le Benalla
Washington DC à 2h du matin heure locale Donie the Donuts of Armageddon twittera à son voisin le monde d'aller se faire mettre dans les douches d'Abu Ghraib
à 2h30 il mangera un yaourt au chocolat
Poutine dit agir en totale transparence
je n'ai aucunes nouvelles du sport mondial
en 14-18 un jeune soldat autrichien dont le nom est une proposition écrivait dans les tranchées un traité de logique philosophique - on y peut lire entre autres mots ceux ci : "De même qu'il n'est de nécessité que logique, de même il n'est d'impossibilité que logique."

"Si le climat est bon il est possible que nous restions" aurai déclaré un lieutenant tatare à la belle Irina.

Bfm poem x

 

Tout en subtilité : la diplomatie américaine
les coutures craquent
obésité
celui qui se croit le plus puissant du monde ressemble de plus en plus à ce rhizome qui pourrit de l'intérieur
Machiavel a du dire des choses passionnantes sur le sujet
on sait lire au tiers-monde
on s'entraîne en Sibérie Orientale
l'obsession eschatologique d'Hollywood va bien finir en un Sos piteux
tout les marabouts du monde veulent votre perte crétins
tout en finesse : un vieux général chinois me glisse à l'oreille :
"la victoire est le fruit des comparaisons."

Bfm poem x

 

Burn out - Le capitalisme est une économie de la "toxicomanie"- universalisée, la peur du manque en est l'un des moteurs, l'overdose un risque mal envisagé, le sevrage terrorisant, la maladie déniée et sa cure moquée par les défoncés au pouvoir qu'il confère, ainsi ne cesse jamais l'ivresse noire et le propulseur mondial de la mort -"à l’œuvre".

 

Et de ce dernier point il a donc fallu choisir : la perfection, ou la perfection morale.

 

Il y a bien longtemps déjà Néandertalien et Homo Sapiens fusionnaient avant que le premier disparaisse, la mécanique d'un autre genre de séparation est à l’œuvre, Collapse ne sera pas le même pour tout le monde, les nouvelles routes maritimes se dessinent au Nord-Ouest d'ici volontairement, le désir de vaincre la mort porte en lui son principe négatif ultime du "laisser mourir" et de la "grande amputation" des corps, le savoir n'est pas une perte de temps, penser être les seuls à le savoir est une erreur.

 

Mais l'avant-garde n'est pas morte comme il fût dit, elle a juste épousée la transformation que la guerre a connue, assumant son destin polémologique, elle s'est disséminée comme autant de bactéries saines dans le monde malsain de la dernière terre.

 

L'art n'est sérieux que pour les gens sérieux, nous autres enfants n'avons pas tout à fait la même ambition.

 

"Le client est roi." C'est avec ce genre d'assertion, reprise en cœur et parvenue au statut de proverbe faussement authentique, de surcroît débile et de la plus vile hypocrisie, que la société marchande aura fait prendre ses fallacieuses lanternes pour des sunlights hollywoodiens à ce fameux client plus "roi des cons" que pharaon.

 

Jour 532 - Le voyage est fidèle à lui-même et la nuit s'étire vers la lumière -- dans l'odeur de la sauge séchée elle et moi décryptons nos rêves du dernier sommeil, les planètes nous entourent de leurs cheveux invisibles, le milieu du ciel est omniprésent, l'improvisation est d'essence spéculative : tout est possible précisément parce que Tout est impossible - Rien d'autres à signaler.

 

Procrastination et canicule. Le procrastinateur remercie le ciel chaque jour d'intense chaleur que le seigneur lui apporte sur un plateau. Pour ce jouisseur inondé de culpabilité compulsive, chaque bonne excuse est une aubaine pour rire au nez du principe de réalité (principe sur lequel nous reviendrons) et des quelques tâches quotidiennes à assumer. Alors, quand il n'est pas trop atteint par cet autre mal du temps, la très bien nommée "dépression", il arrive qu'il médite et qu'une pensée le traverse par mégarde. Un jour, posant son regard lent sur la catastrophe en cours, un procrastinateur dit-on très doué, et non dépourvu ni d'intelligence, ni de mégalomanie vaine, pensa trouver la solution au progrès et à ses ravages en généralisant à son point le plus extrême et de façon disciplinée le principe procrastinatoire à l'échelle universelle, ç-à-d en remettant à demain l'accélération permanente de tout. Ce faisant, il devint fort aise, et jouit alors d'une toute nouvelle et très bonne totale absence de culpabilité, un affect de joie perça, et il pensa même un instant, avoir trouvé la clé de la rédemption.

 

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19/07/2018

600

Nous nous sommes lentement dirigés vers l'endroit, il n'y avait plus de nuages dans le ciel, il n'y avait plus de ciel, nous nous sommes lentement dirigés vers l'endroit, nous nous sommes lentement dirigés, dirigés vers l'endroit du décors, ni nuage ni ciel il y avait, nous nous sommes lentement dirigés vers l'endroit du décors.

 

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16/07/2018

599

Au commencement était le temps, puis comme un aveu de capture on inventa le "temps libre",
et pour parfaire le crime invisible : on le vendit à crédit.

 

Smart Fascism est venu, sa nature est moléculaire, nous en sommes tous des particules, certaines peuvent s'en échapper, d'autres non, une autre mutation est possible, quand la montée aux extrêmes joue à la marelle, une seule solution écrire les lignes de nos mains.

 

Les publicités de la rue me filment, j'ai confiance en l'avenir, j'ai la liberté de regarder Black Mirror avant de m'endormir.

 

Voilà, soyez rassurés on vous trouvera où que vous soyez, d'ailleurs nous avons abolît le "quelque part", il n'y a plus de quelque part, vous ne courrez plus le risque de vous perdre, vous ne courrez plus aucun danger, pour vous, nous avons éliminé l'espace et le temps, consommez librement.

 

Il n'avait pas quitté son lit depuis déjà trois jours et trois nuits, mais il savait dès à présent l'origine de ce mot plein de glace et d'angoisse : cybernétique - du grec kubernêsis : action de piloter, de gouverner un bateau - naviguer en quelque sorte ; il se voyait dès alors en cybernéticien, ce mot en lui-même était une armure et brillait comme telle, mais là où d'autres avaient gouverneurs et gouvernements, lui n'avait guère plus qu'un gouvernail où les coquillages et les algues n'étaient jamais bien embêtés, à part par du plastique et des bouteilles déchiquetées.

 

Pour différentes raisons liées à l'exercice de la vie quotidienne d'un homme civilisé il y a peu j'arrêtais d'écouter, regarder, suivre, épier les actualités, et bien croyez moi si vous le voulez, cela n'a en rien affecté les dites actualités, cela n'aura rien changé pour elles.

 

Judas l'iscariote avait un couteau, un couteau courbé appelé sica, Judas était un sicaire, il portait la sica, un bandit ou un résistant se demandent certains sans voir l'évidence que l'un n'exclue pas l'autre, il était le garde du corps, il gardait l'argent de la communauté, il savait combattre et pouvait tuer, il aimait Jésus et Jésus l'aimait, Jésus aime les mauvais garçons.

 

La folle destinée des oubliés nous remettrons à plus tard la mort qui se cache gagne à être vu le moment venu viendra nivôse j'ai relié les lettres de Paul et de Julien sur un léopard les tâches sont communes.

 

La territoire, la carte, le territoire sur la carte, le réel, le miroir, le réel au dessus de l'image l'humanité a, l'humanité b, l'humanité a sur l'humanité b.

 

À Leipzig le trou des crampons de Zidane sur une porte en fer après un coup de rage devient une relique
Aux USA Donald Trump invente les camps de concentration pour enfants
La Chine vend de la dette américaine
1968-2018 Emmanuel Macron se rêve en situationniste
Traité de Savoir Vivre à l'usage des jeunes générations
Le Pen va mourir
L'apocalypse est une Logique.

 

Nous manquons de saboteurs en tout bien que le naufrage soit total.
La religion capitaliste est l'autre nom que la mort s'est donnée, son règne n'est pas négociable. La nature est son ennemie et l'homme son outil. Jamais guerre n'aura été à ce point historique, car c'est l'histoire elle-même qui est en jeu, et cette guerre se joue sur le territoire entier de la vie.

 

Il y a un monde entre la tête noire et les gros ballons rouges, et ce monde c'est un corps, un corps de mille corps, un corps de mille mondes qui ne font qu'un, un corps juvénile et vieux, un corps de cicatrices et de métiers, un corps de nouveau-né, un corps de roi nu, un corps de savoirs et de volontés, un corps de rivière, un corps de rivière qui porte la mémoire d'une île et qui la veut revoir, un corps de l'instant et de la pierre, un corps de l'interstice et de l'inoubliable histoire.

« Adolescens, tibi dico : surge ! »

 

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12/12/2017

598

Un matin normal dans une ville de l'Est

deux enfants jouent le silence dans les vapeurs du thé

sauge soigne les excès du temps

la conquête absente de l'absolu

faire de l'espace libre autour de soi un cadre de cette liberté

multiplier les battements comme un autre multipliait l'azyme

abonder de ce que l'on trouve sous nos pieds

et dans nos mains donner aux autre mains des ombres

à la fin de la journée.

 

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07/12/2017

597

Jerushalayim

vulve et cicatrice maman

inflammatory system

et la mort des idoles

l'origine du monde

chess . poker . and dominoes game

fission des regards

fission des cœurs froids

le manifeste nucléaire est entre nos mains

razor blade is the time

with a Mobius strip formed by Proton mind

keep keen and be patient

we are the romance behind the screen.

 

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596

cocohouse.jpg

Corinne Jullien

 

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29/08/2017

595

Aux enfants nouveaux du chaos

l'histoire perdue

sainte netteté

je mets des capuches aux poupées de Rose

qui me parle plafond de la tête

c-à-d

des avants gardes statufiées

des dépassements abandonnés

du mur de Planck

de l'araignée au plafond du pouvoir

de notre incapacité à

de nos incapacités

de la mandorlita

de la mandorlité

de l'être

mais aussi peut-être du rêve et de la royauté.

 

 

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594

Ipséité de nos ipséités

âpre rêve cosmique

âpre comme la pluie

le nuage et le voile

Ô Mandorla des mandorles.

 

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593

"Nous demandons seulement un peu d'ordre pour nous protéger du chaos."

 GIlles Deleuze - Félix Guattari

 

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592

labascoco.jpg

Là-bas

Corinne Jullien

 

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05/07/2017

591

L'aventure nous aime, aimons l'aventure.

 

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590

Enfiler les siestes dans une entreprise depuis longtemps désertée comme l'on enfile des perles est une expérience sans équivalent dans le bourbier bizarre de la vie contemporaine ; baigné du son des échangeurs mais toujours absolument immobile à part pour aller pisser je passe une excellente journée ouvert sur la surkiffance des mondes entre ouvertures et fermetures.

I would prefer not to president


I would prefer to be Rien
réussir à ne pas réussir ce que vous appelez réussir
produire sans surproduire
déreproduire et dépolluer le monde pourri qui nous est imposé
détruire le monde et ne jamais mourir
Hic et nunc le Futur
déplacer l'insurrection à toutes les sphères de la vie quotidienne
de la plus paisible à la plus constructive
de la plus calme à la plus violente
vivre et inventer des écologies multipliées
l'écologie des yeux l'écologie des sons
l'écologie des mains l'écologie des âmes
l'écologie des armes l'écologie des genres
l'écologie des intestins l'écologie des flux
l'écologie de l'école et l'écologie du pouvoir
I would prefer not to bastard president
I would prefer to be Tout
construire un bateau beau
un bateau qui s'appellerait l'Amor
une arche digne du cosmos et de la vie
du cosmos et de la vie qui nous sont offerts
et dont nous prendrons soin
après vous avoir fait la guerre.

 

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589

J'ensorcelle méthodiquement le Nord de Paris depuis deux jours, avec mon talisman venu du grand volcan, sa dent posée sur ma poitrine bat au rythme de mes pas libres et stratégiques, la tresse de laine brute de deux tons bleus est celle d'un enfant origamiste, une boucle un jeu d'enfant une dent de cochon sauvage nées sur la lave fraîche et craquelante, au pieds de Pierre Fichefeux.

Les dieux ont mon oreille, mon oreille a tout les extérieurs, je décide le Nord en tapotant du doigt ma boussole et ma dent de cochon sauvage, ce soir, dans l'Est, RUINES entre dans le dictionnaire du nouveau monde ; toujours après la dernière vague, la vague brute, quand les gestes reprennent leurs principautés, comme les trois os d'un bras qui n'aurait que trois os et dont le premier but serait juste de faire un mouvement juste, et gratuitement essentiel.

L'urbanisme et les forêts magiques, la vague brute d'une musique que l'on appelait jazz il y a très longtemps, le hardcore et un mouvement mouvant, pluriel et savant, un art martial du son et du don, un antibloom nécessaire pour sauver la vérité de la vie et de ses formes à vivre simplement pour vivre sur l'océan des barbares et du mensonge omniprésent, vivre et construire telle est la réponse, la seule qui vaille et la dernière qui nous est confiée, c'est dans les friches contemporaines qu'un dernier espoir subsiste,

Love seeds are color bombs

Revolution is a breeze

Vague brute

Pour tout les dépassements.

Noyau dur.

 

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588

Orbe ronce du jadis

pour une perestroïka du Futur

Ma chérie,


J'ai reçu un message des anges que je te lirai plus tard, moi je peux te dire que nous avons étés excellents hier, et les jours d"avant.

Le monde change à la vitesse que tu veux, le monde nous désire.

Tu me souffles à l'oreille que je dors dans cette position très particulière, le temps n'existe pas en tant que tel, il y le décors, et le plateau du jeu, de la gnose et du secret secret stratégiquement sur-essentiel. Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes consumés par le feu. Peu d'oreilles peuvent supporter la vérité.


À mes frères et sœurs de désorganisation morale.

Le bal des molécules n'est pas toujours une douce valse, pour l'effroi du bipolaire pris dans les injonctions paradoxales et son propre chaos producteur/destructeur, le mouvement des yeux, la subtile compréhension des mondes dans une suite de points T, fondent en une même plastique cérébrale où se mêlent cris, pertinence, crise et l'ailleurs ; je suis un asile à moi tout seul, je me brûle parfois à certains frottements comme je brûle aussi la norme, aussi inférieur que supérieur, aussi meilleur en tout que bon à rien, je danse dans l'asile qui est le mien, celui dont la porte est ouverte à toutes les souffrances et à certaines intelligences ; la mythologie pour survivre comme dernier chemin d'existence.

Alpha et Oméga me recevez vous ?

Je me rappelle bien de Debussy jouant pour nous seuls au salon des Chaussons, ses grappes d'accords chargeaient l'atmosphère d'Orient et ravissaient les dames, en ville Monsieur Satie ne manquait jamais une occasion de le lui faire remarquer, à la fois maître et sardonique, exécrant la séduction gratuite, Claude l'acceptait ; quelques nappes m'emmenaient au moyen-âge, encore étudiant, buvant le vin fort en épices avec mes camarades, puis je remontais un peu les âges et c'est toujours l’œil et le goût triste que je revoyais Villon percer de sa dague l'aine d'un curé qui l'avait attaqué au visage sans raison plus sérieuse que la folle ivresse de la méchanceté.

L'échelle du temps me rappelle, je dois étudier maintenant, à demain.

Homeless au début d'un long voyage, je suis le céphalophore qui vient, j'ai changé cent fois de corps, et cent fois n'est rien encore, mon sang scelle la terre avec le ciel, là où la contingence se pose, il en surgît de nouvelles églises, parfois langage authentique survient, parfois ne meurt jamais, parfois un homme vient, parfois deux corps valent mieux qu'un.

Quand au soir lourd il ne s'agissait plus de transformer le monde, mais de l'interpréter, comme l'on interprète un chant, vers un océan de nouvelles couleurs, tenant dans nos mains, l'alphabet premier de l'intellect parfait, l'orage est à nous, le tonnerre les éclairs nos armes face aux faux Jupiter.
Les mythes se possèdent, les univers se déploient,
Eurydice est vivante, elle est sauvée, ne croyez pas ce que disent les démons insensés.

Pas à pas, et mains dans la main, un œil dans l'autre et l'autre œil devant, peaux cousines, les mots en mouvement et le mouvement des mots, en partance, missionner la vie d'un amour politique, prendre forme, prendre la forme d'un bateau-volant, naviguer, prendre l'air, être insubmersible.

À l'acmé de l'absence

se dévoile présence

today's tomorrow.

Mais que deviennent les "révélations" de l'industrie culturelle ? Où sont les corps ? Que deviennent-leurs âmes ? Existe t-il un intermonde avec boules à facettes ? Qui les mangent ? Souffrent-ils ? Arrivent-ils à respirer dans leurs emballages de plastique ? Le cellophane tient il chaud en hiver dans les hangars de banlieue ? A t-on juste pensé à leur donner un miroir ? Je suis sur que oui, la perversion est sans fin. Ont-ils étés broyés avec leurs dents ? Ont-ils encore des os ? Je ne mangerai plus de hachis parmentier, je ne veux plus que l'on me touche, j'ai un lance-flamme dans la bouche, et j'ai une croix sur le cœur, 13 articles et 36 stratagèmes

c'est Aujourd'hui Demain,

l'Armée des Anges en escadron.

Moderne passé dissonances au pays des perruques poudrées.

Nouvelle vague nouvelle

Nus nous partirons à la guerre.

Un bon Punk est un Punk mort ; des Futurs existent, l'assassin de Dieu est à son tour déjà décédé pour qui possède les clés-yeux de la cité positive, il n'avait tué que du vent, l'argent lui n'est toujours pas mort, les religions à polices non plus, la Nature souffre, Dieu n'y est pour rien, il n'a même pas conscience de lui-même, il nous existe sans exister encore, il est un potentiel en puissance ; l'Homme est responsable de ça, là, de l'Histoire et de lui-même, de son libre-arbitre, de ce qui sera là dans une seconde, et dans une seconde encore, imaginaire ou pas, quelque part et partout dans le flux des flux présents ; il y a beaucoup de chose que nous ne pouvons pas faire, mais il y a beaucoup de choses à faire pour exister différemment.

Un moderne et un baroque, l'égrégore des bébé dieux, le feu jamais ne s'éteint dans nos yeux-athanors, fait le toi-même, connais toi comme "je t'aime". Écoute moi, de toute éternité nous nous rencontrerons mais dans un autre monde, et dans un autre monde et dans un autre monde, avec d'autres systèmes politiques, avec d'autres musiques, avec d'autres rivières, d'autres faunes et d'autres paysages, d'autres armes et d'autres amis, d'autres dieux, d'autres mythologies, d'autres lunes et d'autres horoscopes ; ainsi le sais tu.

Le Royaume Imaginaire est à ma porte, en premier j'ouvre un cil, en second cils et paupière, en trois la cornée, quatre les chambres antérieur/postérieur + l'humeur aqueuse, cinq l'iris et ses couleurs, six et sept le corps cillaire et la zonule de Zion, huitièmement le cristallin, neuf le canal hyaloïde le corps vitré, dixièmement la rétine, onze macula, douze fovéa, treize la papille, les vaisseaux sanguins et enfin, au départ du début, au bord de mon élan : le nerf optique ; le Royaume Imaginaire est là, une larme, je le vois.

 

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05/06/2017

587

Vieillir c'est enfanter son propre corps dans l'époque.

 

19:03 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

586

Nos mains s'enfoncent dans l'eau, dans l'eau des rêves nos mains fouillent, un désir de fiction vécue, de science-fiction assumée, dans le cœur de la terre mouillée nous pêchons le feu premier, un chant monte à la vertical, il est singularité duale, sa double hélice fait vie.

 

19:02 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

585

Elle était joyeuse mais bien sur peuplée d'ombres l'enfance. En avançant dans l'âge elle devenait science. Son être politique restait largement inexploré, ainsi quelques aventuriers aventurières savamment s'avançaient dans les jungles primitives des jeux mythologiques en stratèges emplumés et le visage peint de symboles magiques puissants et secrets.

 

19:01 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

584

Je suis sur un bateau

j'ai un bateau sur la tête

je suis le bateau de ce bateau

nous sommes sur de l'eau

la mer est notre bateau

la terre est le bateau de la mer

nous sommes dans l'atmosphère

l'espace est le bateau de la terre

le système est un bateau solaire

sur une étendue d'univers

chaque étoile est un bateau

l'univers est encore une bateau

posé sur un fantôme d'eau

au début il y avait une rivière

plusieurs sources composaient cette rivière

perçant au milieu des prés verts

en parlant j'invente le vent

j'habite à côté d'une rivière

je suis rivière de rivière.

 

19:00 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

583

Je sautais à cloche pied partout où je ne me trouvais pas encore, je rebondissais comme une balle folle sur les meubles et dans un œil, j'allumais des mammouths au milieu des ornières, j'en creusais la terre et le ciel, je passais la frontière à la nage, j'écrivais une bible et un art de la guerre, mais surtout sur tout les dictionnaires, je rayais le verbe "produire" d'un grand trait de stylo bille, et dans la marge j'écrivais, "inventer", "vivre", "choisir".

 

Ayant une part de moi-même au centre de la Terre, grâce aux effets de la matière je n'ai pas tout à fait le même âge que moi par endroits, j'existe là où je n'existais pas et j'existerai là où je n'existe pas, la volonté du temps est toujours mienne, toujours vainqueur du mal je crée de l'amour dans mon sillage, mes yeux invente le futur, saoul comme douze polonais je me bat en vieux chinois, pour une nouvelle logique abbatiale.

 

Pourquoi publierai-je ce que je publie déjà ? Pour quel commerce ? Si je tiens peu à mon âme, mon âme elle tient à moi. Dieu est toujours en train de naître, mais l'argent n'est pas mort, je vais me laver dans la boue et je vais cicatriser le ciel, ma peau est un champ de fleurs, ma parole une ordonnance.

 

Mes ongles de pied poussent à la vitesse de la lumière, je crée avec, une toile d'araignée autour du monde où je vis, je me protège ainsi des vibrations bizarres de la terre orange comme un champignon

 

Atteindre à la nécessité de cette "chose" en soi, la reconnaître et puis l'offrir.

 

18:55 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

582

Être absolument là,  là, là, là, là, là.

 

 

18:49 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

581

La réalité est-elle relative ?
Par exemple
Un homme marche dans ce qui semble être du vide, il se tient debout, et même, il danse.
Il danse comme sur un fil d'étoile
Il s'appelle Chanel
Il danse sur de la matière posée
A même la matière
Dans le ciel
Est ce que sa réalité est relative ?
Il ne doit pas tomber
Ni à terre
Ni de bas en haut
Il danse
Il s'appelle Chanel
Il trouve des espaces dans les espaces et de la fluidité dans le métal
À même le métal du ciel
Ailleurs.

 

à Laurent  Chanel

 

 

18:47 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

580

Nous avançons depuis toujours d'une façon à priori désordonnée, mais toujours nous avancerons dans le grand arbre que nous construisons, pour nous sauver.
L'aristocratie prolétaire ne se commande pas.

 

18:46 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

579

À une artiste naissante, concentrée sur la prochaine scène à réaliser, déterminée à terrasser l'ennemi et ses propres dragons. Sa présence est source vive d'inspiration et de courage, dans la fosse au serpents où nous devons jouer, que nous devons charmer, juste avant de nous envoler avec les ailes brillantes au Soleil des batailles pliées.

 

18:45 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

578

Principe de réalité et le rêve éveillé, j'ai sonné à ta porte, tu as sonné à la mienne, et c'est la même porte, que nous avons ouvert.

 

18:40 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

577

Parce que l'avant-garde ne peut être que secrète, au temps qui passe dans le fleuve des images, l'avant-garde aurait disparue ; mais une de ses stratégies, pour se mêler à la vie corrompue, est le déguisement, le camouflage, la cape de prégnance et d'invisibilité, une fois le fait accompli, et son parfum répandu, elle n'a plus qu'à se purifier dans la disparition, loin du feu qu'elle a provoqué, une fois de plus en enfant perdue mais toujours sauvée et toujours vainqueur par l'action menée et la désertion de ceux qui ordonnent le suicide collectif, jusqu'à la prochaine bataille, aux pieds des falaises, pour sauver l'histoire d'elle-même, et se sauver elle-même, sur le temps qui ne passe pas, en passante, en passant.
La révolution est un jeu d'enfants.

 

18:39 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

576

Le punk savant se distingue des autres malotrus, par sa grande faculté à disparaître, pour réapparaître, là, dans l'herbe fraîche des terrains vagues, le béton des friches industrielles, loin de la civilisation normative, sur le sommet des pins par exemple, en compagnie d'oiseaux multiples palabrant sur le monde vue du dessus, il n'a aucune habitude vestimentaire, il les invente par élégance et charité, comme il perpétue l'amour suressentiel démonétisé, parce que s'il ne le fait pas personne ne le fera, le punk savant (ou l'antipunk) n'attend rien de vous, il est l'aristocrate prolétaire par excellence du Royaume Imaginaire et pourtant bien réel, guidé par "la seule constance d'être humain, et la conscience de ne l'être jamais assez."

(à une personne particulière)

 

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