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14/05/2017

540

Astrologie mondiale panne de réseau.

 

09:47 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

539

Je vous donne mon avis parce que je suis gentil.

 

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538

LA NAISSANCE DE L'UNIVERS

Il y a dans le sommeil

une amande qui s'appelle Rêve

et ce rêve est le secret

d'où s'envolent tout les secrets

tout les possibles

et toutes leurs conditions

le Tsimtsoum est le retrait du rêve

le mur de Planck est l'instant de l'éveil

de la mise à feu du jour

et des mouvements

incarnés dans l'écorçage

de la mandorle invisible

chacun de nous sur le balancier

des jours et des nuits

imitent la naissance du monde

jusqu'à l'extinction des feux

après l'embrasement

des alcools et des corps

du silence et des bruits

jusqu'à l'évanouissement

dans le Tiqqun du sommeil

enregistrant les mémoires

où le corps où l'esprit

se réparent et se préparent

à renaître en miroir

à renaître à refaire

en chacun de nos corps

et dans toutes les directions

et dans toutes nos émotions

et dans toutes nos affirmations

de plein pied dans la vie

le mouvement des univers.

 

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537

Il y a des formes invisibles

aussi fréquentes

que les vagins et les pénis

des formes mathématiques

des objets pratiques

des arbres et des mains

des tâches de léopard

des yeux et des ronds

il n'y a pas de théorie sans objets théoriques

il y a des formes à comprendre

il y a des formes à prendre.

 

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536

J'ai fait l'amour à Machiavel

nous étions peuple

nous étions princes

nous inventions l'art de l'art

j'ai fait l'amour à Machiavel

et j'ai peur d'être enceinte.

 

09:22 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

535

"Témoigner, ici et maintenant, de la vérité du Royaume qui n'est pas ici, signifie accepter que ce que nous voulons sauver nous juge. En effet, le monde, dans sa caducité, ne veut pas le salut, mais la justice. Et il l'a veut précisément parce qu'il ne demande pas à être sauvé. En tant qu'insauvables, les créatures jugent l'éternel : tel est le paradoxe qui, à la fin, devant Pilate, ôte la parole à Jésus. Ici est la croix, ici est l'histoire."


Giorgo Agamben

 

534

cococage.jpg

Cage de foot

 

Corinne Jullien

 

 

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02/05/2017

533

J'écris un mot

et puis un autre

encore un mot

qui rime avec un autre

je me gratte le dos

je baptise un apôtre

je dis que je m'amuse

même si c'est une ruse

abolition du travail crotte au nez

il est interdit de faire chier

et puis voilà

là c'est finit comme ça

tout peut commencer

et recommencer.

 

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532

Orphée est venue me chercher

dans les enfers postmodernes

elle ne s'est pas retournée une seule fois

et moi je regardais ses fesses

 

alors nous suivîmes les sirènes

dans les gaz lacrymogènes

squeezant sorties sécurisées

des commissions préfectorales

 

on ne pouvait même plus fumer là-bas

dans les entrailles du biopouvoir

et moi fragile asthmatique Eurydice

j'aime fumer de gros cigares.

 

( fantaisie )

 

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531

N'oublie pas que nous avons rendez-vous

que les anges seront au garde à vous

quand viendra le jour et que viendra l'heure

qu'un homme est un homme est un homme est à nous

ce que la contingence des corps

est au nécessaire amour.

 

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530

Thème astral déplié

muse accoudée

communicabilité

calme terre

arbre noir et feu noir

lac solide

Ô voyage aimé.

 

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529

Vertige de la géométrie

la vie

circulaire occurrence

fragile.

 

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528

L'un des plus fin paradoxe est que la flemme est une activité à part entière, une véritable occupation, une petite conversation avec soi même, une méditation inconsciente sur le passage du temps, une ontologie de soi, une métaphysique du mouvement, une politique de ce qui viendra bien un jour.

 

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527

Secret secret secret je ne suis pas celui que vous croyez.

Secret secret secret je suis celui que l'on ne connaît pas.

 

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526

Je ne réfléchis pas

je ressens

comme un miroir brûlé

par l'instant

par instant.

 

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525

L'eau de la vie

planète commune

l'imaginaire

comme seul parti.

 

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524

Les écrans nous ont dotés d'une mémoire de poisson rouge.

 

09:45 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

523

Si il y a des jeux de hasards, le hasard n'existe pas dans les jeux de stratégies.
Il n'y a que des opportunités.
Les espèces et le vivant n'intéresse pas le Spectre Noir de l'Argent.
Le réchauffement climatique est une aubaine inespérée pour les puissants, il sera accéléré.
Le mythique passage du Nord-Ouest deviendra une voie de navigation cauchemardesque pavée d'or sale et de mort.
Les glaces polaires continueront de fondre parce qu'elles recèlent trop de richesses, celles là même dont on fait les guerres.
Mais qu'est-ce qu'une guerre finalement ?
Les espèces, animales ou végétales, n'ont jamais comptées et ne compteront jamais, pas plus que les populations.
Notre civilisation est condamnée, c'est la fin d'un temps, mais pas de l'Histoire et l'Empire total le sait très bien, il œuvre à sa mutation.
Rien, n'y personne ne sera épargné.
Le Vivant n'a plus aucune valeur sur cette terre.
Les frontières sont des enclos à bestiaux, ni plus ni moins.
Voilà l'horrible vérité,
et sans vérité pas d'unité,
et sans vérité, ni unité, pas d'humanité possible.

 

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522

Au monde fou

j'oppose mon diplôme

de malade mental

le premier et le seul

je suis la paix

et je suis en guerre

je suis butterfly

et je suis le dreamer

si tu m'attrapes

je suis déjà ailleurs

je suis une couleur

mais tu ne sais pas laquelle

je suis un insecte

qui vole et qui rampe

je suis serpent qui court

et l'oiseau qui nage

je suis un destroyer

caché dans les nuages

je suis un sous-marin

autour de Jupiter

je suis une couleur

mais tu ne sais pas laquelle

je suis un son de cloche

qui réveille les morts

je suis un uniforme

et je suis un suaire

je suis un amiral

endormi sur ses cartes

en drone silencieux

je plane comme un aigle

je suis une fréquence

et je suis un lame.

 

09:41 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

521

En attendant l'imprévu qu'il est facile de prévoir

je pense au Yémen et aux guerres inconnues

à la poussière sous le tapis de l'inhumain qui gouverne

à l'essence épaissie aux existences meurtries

en attendant l'imprévu qu'il est facile de prévoir

je pense au salon bourgeois qui possède un bourgeois

et je pense au bourgeois qui ne le sais pas - lui

que  son salon le possède.

 

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520

La première fonction d'un écran est de séparer le réel, une façon de réparer ce réel est de casser les séparations.

 

09:20 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

519

 TU EST UN Z. Le début m'échappe, mais nous nous rencontrons, il y a une maison, peut-être trois pièces, des discussions entre nous deux, je ne sais plus comment ni pourquoi - me rejettes-tu ? - je erre seul dans les rues et dans une maison de sans abris, je cherche un lit où me reposer. Je te retrouve dans un grand lieu, propre et solennel de type oriental mais sobre, nous discutons, de nos histoires, tu m'expliques avoir tournée dans un film, que tu viens présenter, c'est flou, tu vas à la piscine, je suis en bas de l'escalier, je ne vois pas la piscine où d'autres personnes sont présentes, j'hésite à te suivre, j'ai un short de bain, tu redescends l'escalier comme pour ne pas me gêner, sans doute est-ce moi qui te gênes, tu es en maillot de bain une pièce, je remarque un tout petit ventre, nous parlons, flou, je suis dans une pièce seul avec ton sac à mes côtés, j'y trouve deux plaquettes similaires, dangereuses et terroristes, une autre rouge écrite en arabe dans une belle édition à la couverture rigide, un texte court, flou, sans doute l'ai-je donné à quelques savants qui nous appelèrent impressionnés, pour nous parler de ce texte, de sa rareté, de sa valeur et de son enseignement, nous nous asseyons et les écoutons, je ne les vois pas, flou, dans la dernière scène de ce rêve qui est le plus long que je n'ai jamais fait, tu es devant une classe ou un groupe que je ne vois pas, je suis là, je te regarde, tu leur parles de l'Amour est en Guerre, et de la dernière syllabe du souffle que l'on ne peux pas prononcer, que l'on n'entend pas, mais qui est indispensable pour que chaque phrases et le texte soient dits en entier, cette syllabe est dans le mouvement du bout de la langue et tu nous montres comment faire, la bouche ouverte, avec ta langue pointue et musclée. Nous sommes amis. L'ambiance est réaliste.


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518

Les poumons noirs se diffusent mais nous luttons dans l'ombre.

L''hôtel cristal est au cœur de nos mains gardant la tempête son heure comêtale et le secret de sa déclaration à la jointure de nos têtes et de nos choix sur l'arrête modale de la vie de la mort et du rêve.

À nos grands phrères - à leur lumière.

 

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517

Être lu par Debord

au bord de la scène

aimer être et avoir été

avoir été aimé

se souvenir d'avoir aimé

d'avoir aimé aimer

être le bord de la scène

le devenir et le souvenir

le réceptacle et le don.

 

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516

Cette phrase est destinée a être archivée par le diable lui-même

elle est déjà un bout du code de l'oppresseur du Futur

jamais l'expression - se faire voler son âme - n'aura jusqu'ici, été aussi claire.

 

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515

T.W Adorno  - Plus les organismes sont proches de la mort, plus ils régressent au stade de simples convulsions. Vue ainsi, les tendances qui explosent dans les États totalitaires des deux bords, ne seraient pas tant des désirs de morts que les manifestations de ce qu'elles sont déjà devenues. Elles massacrent afin que leur ressemble ce qu'elles croient vivant.

Ponce Pilate - Qu'est-ce que la vérité ?

S. Beckett - Pardon, monsieur, les os, vous les voulez ?

 

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514

coco.jpg

Diadême

 

Corinne Jullien

 

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17/04/2017

513

Sur mes cahiers d'écolier

sur mes blue-jeans troués

sur le désespoir

sur la vie même

sur l’œil des caméras

sur les murs de la cité

sur les écrans liquides

sur l'état d'urgence

sur la guerre

et sur la paix

sur la fraternité

sur l'égalité

sur la liberté

sur la terre

maintenant

j'écris ton nom

Vérité.

 

15:08 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

14/04/2017

512

Le livre étant fermé

il nous restait à en imaginer la suite

en pratique aucune fin n'était envisageable à ce jeu-là

certains pensaient à réveiller les morts

d'autres à dormir encore un peu

les rêves et les opportunités de les vivre ne manqueraient pas

tant la nuit se trompait elle-même

dans son corps de contrevérité

car au-delà de l'accumulation du faux partout

ce qui est forclos du réel ressurgît dans l'imaginaire

et ce qui naît de l'imaginaire ressurgît dans le réel.

 

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511

Quand la montée aux extrêmes joue à la marelle

une seule solution

écrire les lignes de nos mains.

 

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