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19/03/2015

386

J'ai vu pire que la chute

j'ai vu l'étouffement

et le désir de la mort.

 

11:39 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (4)

385

Au sommet de la nuit

le verbe a ton visage

dans mes mains tachées d'huiles

et le jour basculé

dans l'espace d'un reflet

et le feu du printemps

le dévoilement pleure

son enfantin secret.

 

11:11 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (3)

11/03/2015

384

Je ne fais pas de théorie cela m'ennuie

je m'ennuie cela me fatigue

je me fatigue cela me fait rire

je rigole bien cela me détend

je me détend cela m’endort

je dors cela me fait rêver

je rêve cela m'agrandit

je grandi cela me fait dépasser du lit

je dépasse du lit cela me fait toucher le sol

je touche le sol je marche

je marche en rêvant

je rêve que je marche

je suis un grand théoricien.

 

16:56 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

08/03/2015

383

" Cette création ne peut aller sans un déchirement, un éclatement de ce qui préexiste, brisure de l'horizon donné et recréation. "

   Rabbi Nahman de Braslav

 

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382

corinne jullien , jérôme suzat , JDSP

Icône 3

 

Corinne Jullien

 

 

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381

Je prends ton visage et je prends ton ombre

je prends le vide que tu crées et je m'y mets

parce que je n'ai pas le choix

parce que je suis là où tu n'es pas.

 

18:13 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

380

Outremonde de la seule conscience qui est mienne

au-delà de la peau du regard et de la pensée

ma chère particule sœur d'un ensemble particulier

rien ne me relirai à toi si les mots du monde n'étaient pas.

 

16:55 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

07/03/2015

379

Il est un souffle dans le monde

un air silencieux qui perce

l'insondable vacuité

sur laquelle on ce révèle

comme un peu Tchouang-Tseu

et le papillon qui le rêve

somnolent sous un arbre

effleuré par le vent

dans le parfum du vivant

je rêve le vide et le vide me rêve.

 

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05/03/2015

378

Entre les miroirs le vase brisé de l'unité

patiente à l'horizon de la volonté

sur les visages les âmes en surface

se lisent à la lumière des mots silencés

la carte au trésor a les yeux pleins de larmes

entièrement peintes en couleurs

commune étrangère où l'ombre des aéronefs

dévoile une géographie de collines

l'image en mouvement de son œil bridé

révèlent et dissimulent secrets et vérités

dans l'imperfection de son visage la perfection de la nature

et le sublime tragédie de nos effleurements.

 

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27/02/2015

377

À cette vitesse là il est impossible de mourir

J'écris un poème

je ne sais pas ce qu'il veut dire

je ne sais pas où il va, et puis voilà c'est fini.

 

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376

Il est temps de vieillir Arthur Rimbaud.

 

20:16 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

375

Depuis le dépliement des mondes

accumulant les termes

jusqu'à l'arrachement des pages

dans la forêt cyclique 

une pierre lente stratifie 

la pluie des esprits.

 

20:04 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

374

Le souvenir du déni

croise parfois ma nuit

je suis parti en hiver

tu es allée dans l'été

il a neigé du sang.

 

19:54 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

373

Folle furieuse que te dit la chose 

je ne suis pas fait pour l'hiver de vos yeux

nos yeux sont détruits nous essayons de vivre

vivre est le seul mot qui ne peut plus prendre racine

en mon œil orphelin

je sais que vous ne savez pas que vous ne savez pas

c'est une figure étrange un peu comme votre joli nez.

 

19:48 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

372

Le petit garçon tenait dans ses yeux

L'océan subtile de l'existence

Irraisonnable treillis lumineux

Piège et lieu d'où s'écorce l'enfance

 

Le petit garçon simultanément

Versait de l'acide sur ses joues salées

Les perles de larmes sous l'acier du vent

Creusaient le réel et son opposé

 

Rayonnant l'indigo de son soleil noir

Filtrait des impacts et des ouvertures

Délaissant mystères vœux ou désespoir

Le petit garçon était une brûlure.

 

19:47 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

16/02/2015

371

"Et maintenant, déclara le petit garçon, tu vas me dire qui tu es."

  Philip K. Dick

  

06:13 Publié dans Citation | Lien permanent | Commentaires (0)

370

corinne jullien,jerome suzat,

Le reflet de Diane

 

Corinne Jullien

 

06:08 Publié dans Image | Lien permanent | Commentaires (0)

21/01/2015

369

Les vrais anarchistes n'ont plus aucunes opinions

le jour et le chien n'arrêtent pas de japper

mais ils flottent comme des montagnes.

 

09:55 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

06/01/2015

368

La main négative

ce que nous avons perdu

théorie des ensembles.

 

06:02 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

367

Le monde n'est pas bon

ce monde n'est pas le bon

apocalypsisme ambiant

joies et tourments

ultime paradoxe

fusion de tout les paradoxes.

 

05:34 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

30/12/2014

366

Sur la vague d'un souffle

le joueur de hasard 

pose une main de roi

et s'absente du jour

soumis à ses lois

arborescemment belles

de lumière mouillées

nativité constante

et nos vies relatives.

 

08:13 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

365

D'une âme à l'autre 

j'oscille et me courbe

déposant mon silence

où commence la voix

du poète défunt.

 

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22/12/2014

364

Dans la plaine aride de ton silence

l'origami des nombres et de ta conscience

sur l'abondance du monde mêlée d'encre.

 

Your silence, dry and flat

the origamic folds of figures,

the uncaptured motility of your conscience

added to this world's plethora and what once was ink.

 

18:18 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (1)

19/12/2014

363

Nous vivons en symptômes

les fleurs se fanent

est la première phrase d'un roman qui se vide.

 

Soumet moi à ton rire divin

créateur des mondes

humilie ma posture

dans ton université brûlante

les âges me sont contemporains

le verbe technicien est un lieu sans corps

et le verbe des fous un éclat dans l'abîme.

 

Nous vivons en symptômes

les fleurs se fanent

est la première phrase d'un roman qui se vide.

 

13:44 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

12/12/2014

362

Aveugle vision de l'absence

ton front lointain contre le mien

souriant à la prière commune

dis moi l'histoire de tes yeux noirs

leur paysage et ton chemin

embrassons nous sur la bouche

sous une couronne de lys

dis moi ce que je dois savoir.

 

11:55 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (2)

05/12/2014

361

Le soleil écrase les nuits polymorphes

où se dévoilent au point conscient

l'impensable Nature et la nature de l'Impensable

bang ! dit la vitesse infinie

la folie n'est pas folle

au mur de lumière 

sous le cocon des mondes

s'affiche un sourire de circonstance 

bien au delà de la paix

aucun temps n'est supérieur à l'autre.

 

19:40 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

02/12/2014

360

Dans le + du 1 + 1 

se cache la clé d'un secret :

le secret de l'antisecret.

 

Les deux bouts du bâton

la règle entre les deux bouts -

shuffle de la réalité.

 

07:23 Publié dans Texte | Lien permanent | Commentaires (0)

29/11/2014

359

" Ensuite seulement viendraient les espèces rationnellement distinguées."

  Nicolas de Cues

 

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358

fichefeux pierre, suzat-plessy jerome-david

La caverne

 

Pierre Fichefeux

 

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357

Derrière les paravents du peuple smart

le temps sans histoire 

gouvernent les gaz psychiques

meurent les corps inutiles

sur les territoires pixelisés 

la vie sans réel maquille le réel sans vie

les segments d'un cercle errent

dans une infinité sans possibles

sans milieu pour les relier

les agréger à l'anneau commun 

de l'amour et de la résistance.

 

Qui ôte la guerre ôte la vie

qui ôte la guerre ôte la paix

qui ôte la guerre ôte la possibilité

du mouvement dans son histoire

qui ôte la guerre ôte le moyen

de vaincre la guerre

qui ôte la guerre ôte la Terre à la Terre.

 

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